vendredi, 14. décembre 2018

Aujourd’hui, le 13 décembre, des syndicalistes militants de la FSM et de son affilié grec, le PAME, ont entamé les activités de solidarité internationale avec le peuple et les travailleurs de la France qui poursuivent leur lutte contre les politiques de l’UE, du FMI et de la Banque mondiale, mises en œuvre par le gouvernement antipopulaire de Macron.

Les syndicalistes se sont réunis ce matin aux portes de l’ambassade de France à Athènes, en criant des slogans contre les mesures anti-ouvrières en France.

Emmanuel Macron annonçait lundi soir la main sur le cœur « un état d’urgence économique et social ». Ford lui répond par un camouflet.

Le groupe américain veut fermer le site de Blanquefort en Gironde (872 emplois) et annonce aujourd’hui 1600 suppressions de postes sur son site de Sarrelouis à la frontière allemande qui emploie de nombreux travailleurs français.

Collègues, camarades, co-combattants, frères et soeurs,

qui luttez contre la politique du Président Macron, nous sommes avec vous une fois de plus, le 14 décembre 2018, où des fédérations militantes organisent des grèves, des manifestations et des activités multiformes, en exprimant le contenu de classe de la lutte.

Quel est le terrible délit reproché ? D’avoir maintenu la marche alors qu’un arrêté préfectoral l’avait interdite et même si celle-ci ne comportait aucun risque pour l’ordre public. Elle s’est d’ailleurs déroulée sans problèmes.

Le peuple est redevenu acteur de son histoire en se révoltant contre un ordre inégalitaire, injuste et méprisant. Cette magnifique commémoration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 démontre au passage qu’il ne peut y avoir de liberté sans égalité, et que les droits politiques, économiques et sociaux sont indissociables.

Faute de pavillon, SOS Méditerranée et MSF sont obligés de stopper leurs missions de sauvetage en mer.

Alors que mardi dernier, 15 migrants ont été retrouvés morts de faim et de soif dans une embarcation de fortune au large de la Libye dans un silence complice de tous les pays européens, cette même Europe a été incapable de proposer un pavillon à l’Aquarius et de soutenir l'action de SOS Méditerranée qui a sauvé 30 000 personnes depuis 2016.

A Mantes-La-Jolie, 148 jeunes ont été arrêté-e-s après avoir attendu, à genoux et les mains sur la tête, entouré-e-s de policier-e-s armé-e-s attendant d’être emmené-e-s dans des commissariats du départements. La volonté d’humiliation était claire : ces lycéen-e-s avaient vocation à servir d’exemple à leurs camarades.

Samedi va être une journée de mobilisation importante dans tout le pays pour le progrès social, la démocratie et le climat.

De nombreux lycéens sont blessés ou gardés à vue suite aux mobilisations lycéennes de ce jour.

La réponse au profond mouvement populaire qui s'exprime ne peut pas être une surenchère sécuritaire. Le gouvernement porterait une lourde responsabilité s'il n'apportait pas une réponse politique rapide aux demandes formulées par les Français, qu'ils aient un gilet jaune ou non. C'est désormais au Président de la République de parler au pays avant les manifestations de ce samedi.

Tout le monde s’accorde devant l’urgence climatique … mais les actes ne suivent pas ! Trois ans après l’Accord de Paris, la France ne tient pas ses engagements (en augmentant ses émissions de CO2), et il en est de même de la très grande majorité des pays.

Il manque 15 à 20 milliards d’euros par an au budget de l’État pour tenir nos engagements climatique, modifier nos modes de transports, rénover les logements, modifier nos mode de production et de consommation. C’est pourquoi le gouvernement doit prendre des mesures pus ambitieuses que celle d’augmenter les taxes sur l’essence et le diesel !
Si le climat était une banque, il serait sauvé depuis longtemps ! Inventons un nouveau modèle économique, social, écologique qui place l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix.

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