Imprimer
Catégorie : France

Partout en France, vont se tenir une multitude d’actions pour les droits des femmes. Le Parti communiste, signataire de l’appel du Collectif national pour les droits des femmes, s’inscrit dans cette démarche, organise des actions comme dans le Vaucluse. Mina Idir, secrétaire départementale de cette fédération, nous dit comment elle envisage cette journée de mobilisation.

Pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, beaucoup d’initiatives sont prévues dans notre département, surtout des initiatives associatives auxquelles nous apportons notre soutien.

La première action est que je serai en grève à partir de 15h40, et je répondrai personnellement à cet appel pour marquer que les femmes sont traitées différemment. Les femmes ont des doubles journées, avec leur travail et en plus les tâches ménagères qui continuent à être portées en grande majorité par elles. Nos salaires sont souvent inférieurs, nous sommes à temps partiel parce que nous n’avons pas d’autre choix. Notre travail est invisibilisé et dévalorisé, notre salaire est inférieur de 26 % à celui des hommes. De ce fait, à partir de 15 h 40 nous travaillons gratuitement.

Répondre à cet appel d’associations, de collectifs est important, et nous allons essayer de mobiliser les femmes à se mettre en grève à partir de 15 h 40 et à venir nous rejoindre pour un rassemblement et des prises de parole. Toute la journée des actions sont prévues à Avignon, à Carpentras, des moments de rencontre, d’échanges essentiels pour libérer la parole et développer le combat féministe.

L’actualité et les gilets jaunes ont montré une facette particulière et intéressante, c’est le nombre de femmes engagées chez les gilets jaunes, les femmes qui souvent n’ont jamais fait grève, manifesté, et qui ont commencé à s’exprimer en se mobilisant dans les ronds-points, manifestent le week-end et souvent portent ce mouvement et la contestation. Elles ont organisé des manifestations de femmes, et n’ont pas à pâlir du nombre de manifestants. Cela montre bien la souffrance et les violences subies par les femmes, de la vie privée à la vie publique, à la vie professionnelle.

Nous devons apporter tout notre soutien à ces femmes qui trouvent le courage de se battre, de lutter. Les femmes sont les premières victimes des politiques d’austérité, des politiques rétrogrades. Nous utiliserons, lors de nos participations à ces actions, tous les matériels dont nous disposons, le tract fait par la commission féminisme sera diffusé.

Je pense important aussi de diffuser ce tract à tous nos adhérentes ainsi que le livret « tolérance zéro » de la commission du Parti sur les violences sexuelles et sexistes, où est présenté le dispositif d’accompagnement des victimes. Je terminerai en apportant tout mon soutien chaleureux et sororal à toutes les victimes de violences sexuelles et sexistes. La parole s’est libérée depuis l’affaire #metoo, mais le processus juridique est toujours aussi compliqué et lourd à porter. Alors, plus que jamais, mes pensées vont aux victimes souvent isolées dans ces combats. Et au PCF comme ailleurs, il faut appliquer la tolérance zéro et ne pas céder face à ces violences.

Mina Idir, secrétaire départementale PCF Vaucluse, animatrice commission lutte contre le racisme et pour l’égalité.

Source:

Parti Communiste Français