23 | 04 | 2019

Igor Zamichiei présentait devant le Conseil national, le 16 mars dernier, le rapport intitulé « 71 jours pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent ». Il aborda successivement trois enjeux : comment porter les exigences du mouvement populaire dans la campagne européenne ; comment améliorer l’identification de la liste ; comment élargir le rassemblement.

 « Dans la phase de montée en puissance du mouvement populaire, observe le rapporteur, la classe dominante, au sein du pouvoir politique, des hauts revenus et du grand patronat, a eu peur, très peur, pour ses privilèges, comme elle n’avait pas eu peur depuis longtemps. Ce mouvement a déjà réussi à bouleverser le quinquennat d’Emmanuel Macron. (…) Il est le lieu d’une formidable politisation populaire sur des enjeux majeurs. La question du pouvoir d’achat, les questions sociales, fiscales, l’enjeu écologique et démocratique ont depuis plusieurs mois envahi le débat public. Ce mouvement est parvenu à bloquer l’agenda présidentiel, à imposer à Emmanuel Macron des premiers reculs, certes limités comme le gel de la hausse de la taxe carbone, et parfois compatibles avec son projet comme la hausse de la prime d’activité, et l’a obligé à ouvrir ce grand débat dont il se serait bien passé. »

À présent que s’achève la première phase de ce débat, s’ouvre une immense bataille politique sur les conclusions à en tirer.

Des 10 propositions à notre campagne européenne « Avec la présentation des 10 propositions pour la France, nous avons été la première force politique à être reçue par le Premier ministre pour présenter les propositions que nous avons travaillées en cherchant à nous nourrir des exigences populaires exprimées. » (Voir sur ce sujet l’article dans ce numéro de Christian Picquet). Il s’agit à présent d’aider l’opinion à faire le lien entre ces 10 propositions et le combat pour refonder la construction européenne.

« Ce que que nous proposons pour la France est en contradiction avec les politiques européennes néolibérales. Aussi, notre bataille pour la réalisation de ces propositions est indissociablement une bataille en France et en Europe. » Améliorer l’identification de notre liste, d’autre part, suppose de conforter son positionnement original, de l’identifier à des propositions à la fois radicales et crédibles qui incarnent « l’Europe des gens » que nous voulons construire, à l’opposé de la dictature de l’argent. Élargir le rassemblement, enfin, c’est « renforcer la visibilité politique de notre liste, et tout en continuant de tendre la main aux forces et personnalités qui partageraient notre ambition, montrer notre détermination à peser dans cette élection européenne et à aller jusqu’au bout pour porter notre projet et faire élire le maximum de député·e·s européen·ne·s communistes ». Cela signifie batailler notamment contre l’exclusion de notre liste des débats télévisés sur les chaînes publiques, mobiliser les élus communistes et au-delà qui pourraient soutenir notre liste avec l’objectif d’afficher le soutien de plusieurs centaines, voire milliers d’élu·e·s à notre liste que nous pourrions rendre publics début mai ; travailler à un comité de soutien national et des comités locaux au-delà de nos élu·e·s pour associer des personnalités locales, associatives, syndicales ou politiques qui soutiennent notre liste ; mobiliser des réseaux en lien avec les candidat·e·s de la liste ; améliorer l’efficacité de nos gestes militants.

« Tout ce travail doit être mené en préparant le dernier mois de campagne, car c’est à ce moment que se déterminera la majorité de nos concitoyen·ne·s qui parfois, nous le savons, ne font même leur choix qu’au moment de leur entrée dans l’isoloir. Il nous faut donc dès maintenant recueillir le maximum de contacts et constituer les équipes qui feront des relances mails et téléphoniques des électeurs dans les 15 derniers jours de campagne.

71 jours mes camarades.

71 jours de bataille politique pour porter les exigences populaires dans notre campagne européenne.

71 jours pour valoriser nos candidates et candidats et nos propositions.

71 jours d’initiatives faisant grandir le rassemblement pour notre liste.

71 jours de mobilisation dans la proximité.

71 jours d’espoirs et d’audace pour déjouer le scénario dominant et faire élire le maximum de député·e·s communistes.

Cela doit être notre unique feuille de route. »

Source:

Parti Communiste Français

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