18 | 07 | 2019

En signant demain un nouveau traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron et Angela Merkel cherchent à cacher le fait que le couple franco-allemand est en panne, et l’Europe en crise.

De fait, ce nouveau traité est quasiment muet sur les questions les plus brûlantes qui se posent à nous en 2019. Crise sociale, environnementale, accueil des migrants : le document n’affiche aucune ambition progressiste sur ces sujets cruciaux qui sont pourtant au cœur de l’actualité et qui agitent les peuples.

Le Parti Communiste de Belgique organisait ce 19 janvier une commémoration pour le centenaire de l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. Près de 60 personnes sont venues leur rendre hommage à Bruxelles. Notre parti-frère, le DKP nous a envoyé ses salutations pour l’organisation de cet événement (à retrouver après l’intervention du parti).

Le Parti de Gauche réitère son soutien totalà Leyla Guven et aux milliers de prisonniers politiques en Turquie et enverra ce vendredi une délégation de soutien composée de Danielle Simonnet et Jean-Christophe Sellin à Diyarbakir.

Le MEDEF lance une offensive contre le transport public. Profitant de l’organisation d’un débat qui n’en n’a que le nom, le patronat propose discrètement la suppression du versement transport, principal ressource du transport public urbain, auprès d’un gouvernement qui n’a d’yeux que pour les premiers de cordée.

Décidément, Macron et le gouvernement Philippe ont l’art du contre-pied, sinon du contresens de l’histoire. Alors que la question des services publics est au cœur du mouvement des Gilets jaunes, que des milliers de cheminots se sont mobilisés contre la réforme de la SNCF, ils ouvrent à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les entreprises du CAC 40 ont augmenté de 12,8% les dividendes et les rachats d'actions en 2018, versant 57,4 milliards d'euros à leurs actionnaires. Cette “générosité” atteint ainsi un montant record sur les 15 dernières années.

Quelle injure, alors que le peuple est dans la rue et réclame plus de partage des richesses, une réelle hausse du SMIC, davantage de pouvoir d'achat et de meilleurs services publics.

Interpellation de Denis de la Reussille au Conseil National

Texte déposé

Ces dernières années le nombre de retards de trains a fortement augmenté et la durée desdits retards s’est allongée. Nous pouvons entendre sur les quais de gare les passagers se plaindre de plus en plus et de manière de plus en plus virulente. Notre compagnie nationale, autrefois réputée pour sa ponctualité, voit ainsi son image s’écorner. Le syndicat du personnel des transports (SEV) dénonçait en 2015 déjà l’allongement de la durée des retards et des blocages de train lors des pannes sur le réseau. L’allongement de la durée des retards s’explique par le manque de mécaniciens mobilisables, ce que les CFF ont reconnu en novembre 2017. Pourtant le programme d’économies RailFit 20/30 vise la suppression de 1400 emplois d’ici 2020, ce qui est tout à fait incompatible avec le maintien d’un service publique de qualité. Nous demandons que le Conseil fédéral, propriétaire avec la population suisse des CFF, s’assure que les moyens nécessaires seront mis à disposition pour que la qualité de ce service publique soit restaurée le plus rapidement possible.

Le président de la République a présenté ses vœux à la Nation.

Debout et déterminé à poursuivre fermement sa politique.

Il admet l’ampleur des problèmes à résoudre mais ne propose aucune solution de nature à les résoudre. Une explication avancée, et c’est une première, la crise du monde capitaliste,  « le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns va vers sa fin » nous a-t-il dit.

40 % des profits des multinationales, soit 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) échappent à l’impôt grâce au transfert de bénéfices dans des paradis fiscaux via des mécanismes bien connus. GOOGLE vient une nouvelle fois d’en faire la démonstration. Leur efficacité est un camouflet infligé publiquement aux Etats : en 2016, les entreprises américaines ont ainsi enregistré plus de profits en Irlande qu’en Chine, au Japon, au Mexique, en Allemagne et en France réunis. Et sur ces profits colossaux, elles se sont vu infliger le taux de… 5,7%. Résultat, avec de telles pratiques, l’Union européenne perd chaque année l’équivalent de 20% du montant de l’impôt sur les sociétés.

Source:

Parti Communiste Français

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